COVID-19 : Les CCI en soutien des entreprises

 

Le réseau des CCI est engagé aux côtés des services de l’État pour aider les entreprises à faire face aux conséquences économiques de l’épidémie de Covid-19

Face à la diffusion de l’épidémie de Covid-19 et à ses conséquences économiques, les Chambres de Commerce et d’Industrie se mobilisent pour informer,identifier et accompagner les entreprises en difficulté. Les CCI travaillent aux côtés de l’État, au sein de la cellule de continuité économique, au niveau national, et des ses services dans les territoires, pour atténuer les effets de l’épidémie sur l’activité économique des PME et des TPE.

En application du plan gouvernemental, elles agissent à un double niveau :

Elles rappellent aux entreprises et à leurs collaborateurs les précautions sanitaires à prendre pour freiner la propagation du Covid-19 sur le territoire

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Elles aident les entrepreneurs dans la gestion des mesures publiques mobilisables pour les entreprises confrontés au ralentissement de leur activité.

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Les CCI en appui aux entreprises

À l’image de ses mobilisations précédentes (mouvements sociaux des « gilets jaunes » et contestation de la réforme des retraites), le réseau des CCI est en ordre de marche pour :

Mesurer les conséquences économiques du Coronavirus en réalisant des enquêtes sur l’impact de l’épidémie sur l’activité :

• Nationalement avec la dernière édition de la Grande Consultation des Entrepreneurs des CCI en février dernier, qui révèle ainsi que 82% des dirigeants envisageaient des impacts sur l’économie mondiale et 58% constataient déjà des effets sur l’économie nationale.

• Localement : à l’exemple de l’étude menée sur les conséquences du virus pour l’économie de la ville de Lourdes, deuxième ville hôtelière de France, l’annulation de pèlerinages en février, a entraîné une perte de 20 000 nuitées en deux jours…

 

Informer les entreprises par tous canaux de communication (et notamment la mise en place de numéros verts ou hotline) sur les mesures de protection et de précaution à prendre pour éviter la contagion et d’accompagnement pour faire face aux conséquences économiques de l’épidémie.

Détecter et accompagner les entreprises en difficulté en les aidant à mettre en place les mesures publiques de soutien :

• Le report d’échéances sociales et/ou fiscales (URSSAF, Impôts)
• Un plan d’étalement des créations (en fonction des cas) avec l’appui de l’État et de la Banque de France
• L’obtention ou le maintien d’un crédit bancaire via Bpifrance (garant des prêts de trésorerie en cas de besoin)
• Le financement des salariés par e mécanisme du chômage partiel
• L’appui au traitement d’un conflit avec des clients ou fournisseurs
• Absence de pénalités de retard pour les marchés publics d’État
• Médiation du crédit pour accompagner les PME qui auraient besoin de renégocier leurs contrats et/ou crédits
• Invitation gouvernementale faite aux grands donneurs d’ordre de faire preuve de solidarité vis-à-vis de leurs fournisseurs et sous-traitants
• Mise à disposition des entreprises de toutes les informations utiles sur la situation d’activité et de logistique dans les différentes provinces chinoises
• Accélération des procédures d’agrément dans certaines filières pour les nouvelles sources d’approvisionnement (construction et chimie notamment)
• Lancement d’une réflexion sur la sécurisation des approvisionnement pour certaines filières comme celle de l’automobile pour les faire gagner en indépendance.

Autant de mesures destinées à rassurer et à soutenir des entrepreneurs qui manifestent leurs inquiétudes face au ralentissement de leur activité. Selon une enquête réalisée par le réseau des CCI débite mars 2020, 89% des chefs d’entreprise considèrent que le coronavirus grève ou devrait grever l’activité économique dans leur territoire. Ces craintes, qui ont concerné en premier les chaînes d’approvisionnement et de production (notamment la supply chain industrielle), portent maintenant sur les mobilités professionnelles et sur l’annulation d’évènements locaux. La propagation de ce premier virus de mondialisation entraîne un effet domino sur l’économie. Les annulations de voyage de touristes, notamment étrangers à fort pouvoir d’achat, ont des conséquences directes pour les professionnels du secteur et de l’hôtellerie mais aussi pour toutes les activités touristiques induites : baisses de fréquentation dans les musées et les restaurants, diminution du nombre de courses de taxis et des ventes dans les commerces… Et il en est de même au niveau territorial. L’annulation ou le report des foires, salons et expositions, comme cela a été la cas avec le salon mondial du tourisme ou le salon Global Industrie  Paris, ont des effets directs sur toutes les activités associés : transport, restauration, hôtellerie, événementiel, communication…

Des entreprises déjà fragilisées

Ces conséquences économiques analysées par CCI France ont aussi été chiffrées par les syndicats professionnels. Un tiers des hôteliers restaurateurs constataient, fin février, une baisse de l’ordre de 10 à 20% de leur activité, selon le Syndicat GNI-SYNHORCAT. Et il en est de même pour les traiteurs qui enregistrent une baisse de 20% de leur chiffre d’affaires quand les secteurs du tourisme et du luxe accusent, au niveau européen, un milliard d’euros de pertes mensuelles.

Face à cette diffusion du virus, l’urgence est d’endiguer ses conséquences économiques partout dans les territoires. ‘Il faut aller vite dans l’accompagnement des entreprises » insiste Pierre Goguet, Président de CCI France, « car on s’adresse à un tissu d’entreprises qui ont été fragilisées gravement par les précédents mouvements sociaux ». Rapidité d’intervention, vigilance dans la détection des entreprises fragilisées et proximité pour trouver localement des solutions : c’est en résumé « la feuille de route » des CCI dans la gestion de cette crise. Le réseau des CCI étudie aussi la mise en place de task-forces régionales COVID-19, à l’image de celle des Hauts-de-France, pour unir les forces des services de l’État, des Conseils régionaux et des réseaux consulaires.

Estimant que « les mesures publiques sont en place et adaptées », Pierre Goguet n’écarte cependant pas l’hypothèse, en fonction de l’évolution de la situation et sur la base des difficultés d’entreprises aux prises parfois à de graves problèmes de trésorerie, de solliciter des pouvoirs publics « non seulement pour un étalement des charges mais aussi pour des exonérations ».

Ressources complémentaires :

FAQ du Gouvernement pour les entreprises et les salariés
Mesures d’accompagnement des entreprises et les contacts en Région
La plateforme du Gouvernement




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